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Le paiement et la gestion d’actifs se situent en première ligne face aux fintech



Une étude du cabinet McKinsey évalue la contraction potentielle de marge pour chaque de ligne de métier sous la conjonction de plusieurs facteurs.

Les métiers dont les business models sont les plus dépendants des fees sont ceux qui pâtiront le plus des nouveaux entrants dans le secteur bancaire, de la régulation et d’une économie au ralenti, révèle un extrait de l’étude McKinsey “global banking annual review 2016” publié début janvier. Le cabinet a estimé la réductions des marges induite par la révolution numérique par pays et selon les lignes de métier. Les activités liées aux paiements (déjà fortement investies par les start-up fintech et les GAFA) seront les plus fortement touchées (McKinsey prévoit une baisse de marge de 23,6% au Royaume-Uni et au Japon, 18,1% dans la zone euro et 17,3% aux Etats-Unis), tout comme la gestion d’actifs ou le crédit à la consommation.

Au contraire les activités BtoB de prêt et de gestion de trésorerie ainsi que les activités pour les particuliers de comptes courants, d’épargne et de prêts immobiliers, seront bien moins affectées. McKinsey prévoit des réductions de marges entre 0 et 5,1% aux Etats-Unis, Royaume-Uni, Chine, Japon et zone euro. Selon McKinsey, les banques européennes risquent de perdre 31% de leurs bénéfices d’ici à 2020, soit 35 milliards de dollars (32,8 milliards d’euros). Les banques japonaises et américaines, quant à elles, pourraient perdre entre 1 milliard et 45 milliards de dollars, selon l’étendue de la mutation.

Source : McKinsey