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Mark Synnott (Willis Re) : “Il y a une composante catastrophique dans le cyber risque”



Mark Synnott est à la tête des opérations cyber mondiales du courtier et réassureur Willis Re. A l’heure où la question des risques informatiques et numériques prend de l’ampleur, mind Fintech l’a rencontré pour mieux comprendre l’état et la position du marché de l'assurance face à ces enjeux.

 

En quoi le cyber est-il différent des autres formes de risques couverts par les (ré)assureurs ?

D’abord, il est très fluctuant, ce qui a de grosses implications pour les ingénieurs et analystes en charge de le surveiller. Il y a 4 ou 5 ans, par exemple, les fuites de données étaient considérées comme la pire menace. Plus récemment, on a plutôt vu les rançongiciels devenir un vrai problème, sans parler des malwares (programmes malveillants) qui infectent beaucoup d’ordinateurs différents. En réalité, il y a une composante catastrophique dans le cyber comme dans les risques naturels : c’est un risque bien plus complexe que d’autres auxquels sont confrontés les assureurs. Et c’est un risque qui évolue en fonction des activités humaines.

L’est-il aussi par la manière dont il affecte les entreprises ? 

 Oui, car il touche de multiples lignes d’activité. Nos vies sont comme doublées par nos activités numériques : à peu près tout ce que nous faisons a son pendant cyber. Et chaque activité effectuée rajoute donc potentiellement une nouvelle ligne d’activité assurantielle. Un cabinet d’avocat qui détiendrait des données sensibles sur ses clients peut devenir une cible intéressante pour des hackers, par exemple. C'est un nouveau risque, une exposition cyber. 

Ce risque implique donc de nouvelles responsabilités pour les entreprises. Comment cela se traduit-il dans leurs couvertures d’assurance ? 

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