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Cheikhna Ahmed Diouf (Akerva) : “La difficile vulgarisation de la DSP2 a ralenti l’adoption des mesures de sécurité demandées”



Consultant en gouvernance sécurité chez Akerva, Cheikhna Ahmed Diouf revient sur les implications de la DSP2 en termes de (cyber)sécurité. 


Pouvez-nous rappeler les problématiques de cybersécurité soulevées par la DSP2 ? 

La DSP2 a mis l’accent sur trois grands sujets : l’authentification forte, la sécurisation des communications, et la sécurisation des données. Chacun de ces points peut être travaillé grâce à des normes spécifiques au secteur de la sécurité, mais toutes ne sont pas aussi claires et simples à mettre en place. Sur le plan de la sécurisation des données, par exemple, il y a le RGPD. Celui-ci a été bien expliqué et bien décortiqué par la CNIL et d’autres parties prenantes, ce qui a facilité sa mise en place. 

En revanche, sur les autres sujets, les banques ont pris du retard. Pourtant, traditionnellement, elles sont plutôt en pointe sur les questions de sécurité. Qu’est-ce qui explique ce décalage ? 

Les banques sont plutôt rapides sur des changements qui n’induisent pas de transformation profonde, c’est vrai. Le problème de la DSP2, c’est qu’elle entraîne une revue d’architecture

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