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Environ 20% des effectifs des membres de France Fintech sont en chômage partiel



Alain Clot, président de France Fintech, fait un premier bilan à chaud de l'impact de la crise du COVID-19 sur le secteur de la fintech. L'association a fait remonter certains sujets aux autorités, dont le fait que les garanties publiques des prêts de trésorerie ne concernent pas les plateformes.

Face à une crise du COVID-19 qui s’installe dans la durée, le secteur de la fintech s’organise. “Nos membres (au nombre de 185, ndlr) ont l'habitude de recourir au télétravail. Tous ont mis en place des programmes structurés pour informer leurs clients, qu’ils s’agissent de renseignements généraux sur la crise sanitaire ou de dispositions plus techniques”, relève Alain Clot, président de l’association France Fintech. 

La baisse générale d’activité pousse les entrepreneurs à se concentrer sur la gestion de leur trésorerie, avec des reports de remboursements de prêts, la revue sélective des projets non essentiels, etc. “Nous estimons à première vue que 20% des effectifs de nos membres sont en chômage partiel, notamment sur les fonctions de vente, de service client, de gestion administrative, etc.”, indique Alain Clot, qui ne rapporte aucune défaillance à ce jour. 

L’heure est aussi à la solidarité. L’association recense plus de 30 initiatives lancées par des fintech, dont la gratuité de services (Vialink, Qonto, Alan, Ipaidthat…), le gel de remboursements (October, Anaxago…), des actions d’information (Libeo, WeShareBonds, Dougs…). mind Fintech recense l'ensemble des initiatives sur cette page.

La perception de cette crise diffère aussi en fonction du degré de maturité. “Les très jeunes pousses sont pour la plupart dans une gestion de crise à court terme, alors que les acteurs plus établis réfléchissent aux implications plus durables”, note le président de France Fintech.  

La situation actuelle nécessite également des échanges poussés avec les acteurs publics. “Les mesures techniques de soutien qui ont été prises jusqu’à présent s’appliquent peu ou pas aux fintech (et aux start-up en règle générale) qui sont peu nombreuses à avoir de la dette bancaire, regrette Alain Clot. Par ailleurs, la garantie d’Etat des prêts de trésorerie ne couvre pas les financements réalisés sur les plateformes (de prêt ou d’affacturage, ndlr). C’est un sujet que nous avons fait remonter”. 

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