TEST 15 JOURS

Les challengers réinventent la banque

Depuis 2017, de nouveaux acteurs comme N26 et Revolut proposent des offres bancaires innovantes qui bouleversent la banque de détail en profondeur. Ces challengers poussent les acteurs traditionnels à se réinventer - d’abord pour les particuliers, puis pour les petites et moyennes entreprises. Qui sont ces nouveaux entrants ? Quels sont leurs propositions de valeur et leurs business models ? Comment transforment-ils le marché ? mind Fintech rassemble dans cet Essentiel toutes les ressources nécessaires pour comprendre ce bouleversement.
Par Aude Fredouelle avec Aymeric Marolleau. Publié le 22 juin 2021 à 12h58 - Mis à jour le 27 octobre 2021 à 19h28
Synthèse

Le contexte

En 2017, les néobanques 100 % mobile allemande N26 et britannique Revolut se sont lancées en France, introduisant sur le marché de nouveaux standards : compte courant et carte bancaire gratuite sans conditions de revenus ni d’utilisation, paiements et retraits gratuits à l’international, etc. Une application mobile associée permet en outre d’ajuster facilement ses plafonds, d’activer et désactiver sa carte bancaire et les paiements en ligne ou à l’étranger, de modifier le code PIN de la carte, d’être notifié en temps réel des transactions carte… Ces acteurs, qui ne sont pas contraints par des systèmes legacy ni des réseaux d’agence physiques coûteux, se sont démarqués par leurs produits innovants ainsi que des tarifs transparents et bien plus bas que les banques traditionnelles.

D’autres acteurs se sont ensuite lancés sur leurs traces : des start-up, comme la néobanque française Morning (reprise par la Banque Edel puis fermée, lire notre enquête à ce sujet et son dénouement) ; mais aussi des distributeurs et opérateurs télécoms, comme Carrefour avec C-zam (finalement abandonnée) et Orange avec Orange Bank. Lydia, application de paiement P2P créée en 2011, est aussi progressivement devenue une néobanque en proposant l’agrégation de comptes et des cartes bancaires.

Ces pure players ont réveillé le marché en amenant les acteurs traditionnels et les banques en ligne nées dans les années 2000 à innover. D’abord, en transformant leurs offres existantes : refonte des applications mobiles (lire notre dernier benchmark), nouvelles tarifications avec paiements sans frais à l’international (lire notre étude à ce sujet)… Parfois aussi en créant leurs propres banques mobiles généralistes, comme la Banque Postale avec Ma French Bank, Arkéa avec max ; ou en rachetant des services bancaires mobiles existants, comme Arkéa avec Pumpkin, BNP Paribas avec Nickel, BPCE avec la néobanque allemande Fidor (qui n’a finalement jamais été lancée en France)… 

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