TEST 15 JOURS

Comment Lumo s’intègre au groupe Société Générale

Trois ans après l’acquisition de Lumo par la Société Générale, l’intégration de la plateforme de crowdlending au sein du groupe bancaire se poursuit. Les deux acteurs font le point sur ce processus ainsi que sur les synergies réalisées et attendues.

Par Caroline Soutarson. Publié le 28 avril 2021 à 14h34 - Mis à jour le 28 avril 2021 à 14h44
Olivier Houdaille Président De Lumo

Lumo est une plateforme de crowdfunding spécialisée dans les projets de transition énergétique, c’est-à-dire de production d’électricité à partir de ressources renouvelables. Créée en 2012, elle est depuis 2014 immatriculée comme conseiller en investissements participatifs (CIP) et certifiée B Corp depuis 2015. En juin 2018, la société a été rachetée par le groupe Société Générale.

La plateforme de financement participatif compte aujourd’hui 19 000 utilisateurs inscrits (contre 6 000 avant le rachat) ayant participé à 165 projets (une quarantaine à l’époque) pour un total de 17 millions d’euros collectés (contre environ 5 millions d’euros). Avec une multiplication par trois de l’ensemble des indicateurs en presque trois ans, les synergies ne sont pas encore totalement exploitées, l’intégration de la plateforme dans le groupe n’étant pas encore terminée. Retour sur une opération dont les fruits se font attendre.

Un rachat effectué pour les clients énergéticiens

Le 21 juin 2018, le groupe bancaire annonçait le rachat de Lumo : “avec cette acquisition, Société Générale […] renforce sa capacité à servir ses grands clients énergéticiens en leur proposant une solution de recours au financement participatif pour le développement de leurs projets, comme le requiert le “Plan de Libération des Énergies Renouvelables” du gouvernement français dans le cadre du Plan Climat”, déclarait alors la société.

Plan de libération des énergies renouvelables

Le “Plan de Libération des Énergies Renouvelables” est l’un des projets mis en place par l’ancien ministre de l’Écologie Nicolas Hulot. Il systématise notamment l’incitation au financement participatif dans les projets d’énergies renouvelables. Par exemple, pour les porteurs de projets photovoltaïques, cela se traduit par une bonification de 3 euros du prix de vente du mégawatt-heure (MWh) d’électricité produite si au moins 20 personnes ont apporté au moins 40 % des fonds propres du projet. Le cas échéant, un malus de 3 euros par MWh sera appliqué au prix de rachat.…

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