TEST 15 JOURS

Petits pros : comment les banques traditionnelles répondent aux néobanques

Pressées par l’arrivée de nouvelles offres pour les professionnels sur le marché, les banques traditionnelles rénovent leurs offres existantes pour les petits pros. Les acteurs historiques lancent ou rachètent des néobanques pour mieux servir cette cible longtemps délaissée. mind Fintech dresse un tour d’horizon des initiatives des principales forces en présence.

Par Aude Fredouelle. Publié le 30 novembre 2020 à 15h07 - Mis à jour le 07 mai 2021 à 14h24

Dans le sillon de la transformation de la banque pour les particuliers, les services bancaires pour les petites entreprises sont désormais eux aussi en pleine mutation. Et depuis quelques mois, l’impulsion lancée par de nouveaux entrants pousse enfin les acteurs traditionnels à innover.

Il faut dire que depuis quelques années, les lancements de services innovants se multiplient. Ceux des néobanques, d’abord, avec les lancements successifs en France, depuis 2016, d’Anytime, puis de Qonto, de manager.one et des versions business de N26 et Revolut pour les indépendants en 2017, de Shine en 2018 et plus récemment de Memo Bank, un établissement de crédit. En parallèle, des fintech ciblant les petits pros ont aussi émergé, pour les accompagner sur de multiples services financiers ou assurantiels : l’affacturage, la gestion des relances clients, l’assurance contre les retards de paiement, l’assurance crédit ou le recouvrement (lire notre dossier sur les outils contre les retards de paiement), la gestion des dépenses professionnelles (avec des sociétés comme Spendesk ou Mooncard) et des notes de frais, la cybersécurité… Toutes ces start-up se sont lancées en partant du même constat : les petites entreprises sont les grandes oubliées des banques traditionnelles, car cette clientèle est moins rentable que les plus grosses sociétés.

Après s’être attaquées à la transformation numérique de leurs services pour les particuliers, avec des refontes massives d’applications et la digitalisation de nombreux produits, les banques traditionnelles s’intéressent pourtant désormais à leurs clientèles des petites entreprises. D’abord, en rendant leurs solutions et services accessibles en ligne. Ensuite, en travaillant sur de nouveaux produits pour enrichir leur offre. 

Digitalisation des processus

Le besoin de digitalisation s’est particulièrement fait sentir dans le contexte de la crise du coronavirus. En plein confinement, les demandes de prêts garantis par l’État ont afflué de la part de TPE, PME et ETI fragilisées, alors même que les banques tentaient de s’organiser pour assurer la continuité de leurs activités. Les processus encore souvent cantonnés à l’agence et à l’envoi par courrier n’étant pas adaptés, les banques ont dû développer en urgence de nouveaux outils afin de traiter rapidement les demandes et proposer la signature électronique à leurs clients (lire notre dossier “comment les banques s’organisent pour répondre aux demandes de PGE”).…

Cet article est reservé aux abonnés
Déja abonné ? Connectez-vous

Vous n’êtes pas encore inscrit ?

Créez un compte pour tester notre offre
gratuitement pendant 15 jours

  • Services en ligne : études, analyses, bases de données et bien plus encore
  • Briefings quotidiens : actualités synthétisées
  • Lettres hebdomadaires

Besoin d’informations complémentaires ?

Contactez

le service d’études à la demande de mind

À lire

Memo Bank analyse les frais facturés par les banques traditionnelles aux entreprises

Prismea

Prismea, la néobanque pour les pros de Crédit du Nord, annonce son lancement commercial