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Request to Pay : quels cas d’usage et business model ? 

L’European Payments Council (EPC) publiera en décembre la documentation technique à propos du “Request to Pay”, standard de messagerie qui permettra à un bénéficiaire d’une créance d’envoyer une demande de virement au payeur. Plusieurs banques expliquent à mind Fintech les enjeux de la création de ce service, les cas d’usage envisagés et les stratégies de monétisation en cours d’élaboration.

Par Aude Fredouelle. Publié le 03 novembre 2020 à 11h18 - Mis à jour le 24 novembre 2020 à 14h58

L’European Payments Council (EPC) doit dévoiler en décembre les détails techniques d’un futur scheme “Request to Pay” (RTP), qui a vocation à être déployé dans l’Union européenne pour divers cas d’usage. Le Request to Pay fait d’abord référence à une cinématique de paiement : le bénéficiaire souhaitant recevoir un paiement renseigne un certain nombre d’informations (montant, date d’exécution…) et notifie le payeur, qui doit valider le paiement. Cette cinématique existe déjà chez certains acteurs français, comme les applications de paiement entre particuliers Lydia ou Pumpkin sur lesquelles un utilisateur peut demander à un autre utilisateur un remboursement d’un certain montant. Mais au-delà de ce déroulé, le Request to Pay est surtout un service de messagerie standardisé, qui a vocation à être intégré aux infrastructures de paiement. “C’est un format spécifique qui permettra à tous les acteurs qui déploient une interface RTP d’être interopérables”, explique Pierre Lahbabi, CEO du cabinet de conseil spécialisé dans le paiement Galitt. 

Le RTP permettra de déclencher des virements (dont, pour de nombreux cas d’usage, des virements instantanés SCT Inst, mais parfois aussi des virements classiques), après authentification par le payeur auprès de sa banque – soit sur l’application bancaire, soit via un Third Party Provider agréé en tant qu’initiateur de paiement PIS, au sens de la DSP2. Ce format donnera surtout la possibilité d’intégrer un certain nombre de modalités lors de la demande : la date du paiement (immédiat ou différé), paiement fractionné…  “Le format est très riche, ce qui favorisera la multiplicité des cas d’usage”, analyse Pierre Lahbabi . Autre avantage : puisque le paiement passe par le virement SEPA, le système sera européen. 

Les virements instantanés représentent désormais 6,5% des virements SEPA

Le RTP devrait majoritairement aboutir au déclenchement de virements instantanés (SCT Inst), déployés en 2018 dans l’Union européenne – et pourrait d’ailleurs contribuer à accélérer leur développement. Au second trimestre 2020, environ un an et demi après le lancement du virement instantané, les virements SEPA instantanés représentent 6,5% de tous les virements SEPA en Europe (accéder à notre baromètre).…

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