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Retards de paiement : avec la crise, les outils pour entreprises sur le devant de la scène

Alors que la crise découlant de la pandémie de la Covid-19 fait craindre une explosion des délais de paiement des entreprises, plusieurs fintech lancées ces dernières années pour s’attaquer à ce problème s'efforcent de convaincre les TPE et PME de leur nécessité. Passage en revue de ces solutions, également plébiscitées par les néobanques pour les pros.

Par Aude Fredouelle. Publié le 22 septembre 2020 à 11h01 - Mis à jour le 17 mars 2021 à 10h23

En France, 25% des défaillances d’entreprises seraient dues à des retards de paiement, ce qui en ferait la première cause de faillite. Le montant cumulé des retards de paiement à destination des PME françaises était estimé à 19 milliards d’euros pour l’année 2018, selon le dernier rapport annuel de l’Observatoire des délais de paiement, publié en avril 2019 par la Banque de France. 

Dans le contexte de crise liée à la Covid-19, les délais de paiement risquent de s’allonger. Une étude menée par la néobanque Shine à la fin du mois de mars auprès d’indépendants et de petites entreprises révèle que près d’un sur deux est victime de retards de paiement. Ces retards concernent des factures d’un montant total de plus de 2 000 euros pour 52% d’entre eux. 

Les start-up lancées ces dernières années pour aider les TPE et PME BtoB à réduire leur DSO (délai moyen de paiement) tentent donc de profiter de la dynamique en recrutant de nouveaux clients, malgré un contexte de réduction des dépenses dans les entreprises.

Les néobanques pour les entreprises commencent, elles aussi, à s’intéresser au sujet, pour mieux servir leurs clients touchés par la crise. Pour s’attaquer aux délais de paiement, les outils se positionnent à différents endroits de la chaîne de valeur : sur l’affacturage, la relance client, l’assurance contre les retards de paiement ou encore le recouvrement.

Affacturage

Parmi les acteurs les plus installés sur ce segment figurent les affactureurs – Edebex et Finexkap chez les nouveaux entrants, mais aussi certains factors traditionnels, qui tâchent de gagner en agilité pour séduire TPE et PME (lire notre dossier). Ils proposent aux entreprises de reprendre leurs créances et d’obtenir un financement anticipé, moyennant 3,5% du montant des factures environ. 

David van der Looven, le cofondateur et directeur des opérations de la plateforme d’origine belge Edebex, qui réalise les trois quarts de son chiffres d’affaires en France, faisait part à mind Fintech à la fin du mois de mars d’un bond dans l’arrivée de nouveaux clients au début du confinement. Une hausse “de l’ordre de 25% de plus que d’habitude rien que la semaine dernière,…

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