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Virement instantané : le marché tâtonne avec de nouveaux cas d’usage

Le virement instantané, proposé depuis fin 2018 par les grandes banques françaises, se développe rapidement. Progressivement, de nouveaux cas d’usage apparaissent. Société Générale, La Banque Postale, Arkéa, le Crédit Agricole, BNP Paribas et BPCE dressent un état des lieux pour mind Fintech.

Par Aude Fredouelle. Publié le 20 mai 2021 à 7h00 - Mis à jour le 25 mai 2021 à 12h00

Le virement instantané (SCT Inst) a été lancé par la plupart des banques françaises depuis la fin de l’année 2018, au terme de chantiers techniques qui leur ont coûté plusieurs millions d’euros. À la suite des déploiements pour les particuliers, les établissements bancaires ont aussi élaboré des offres pour les entreprises.

Progressivement, les volumes des virements instantanés progressent et de nouveaux cas d’usage émergent, notamment grâce à la possibilité, pour des acteurs non bancaires, d’initier des virements dans le cadre de la DSP2.

80% des virements émis par les particuliers sont des IP chez Arkéa

Le virement instantané (instant payment ou IP) gagne du terrain en remplaçant progressivement une partie des virements classiques. La banque centrale européenne indique qu’en décembre 2020, dans l’Union européenne, 7,8 % des virements SCT étaient des virements instantanés SCT Inst (contre 5,7 % en décembre 2019). 

La tendance se confirme en France. Par exemple, à La Banque Postale, où il est disponible en émission depuis 2019, l’IP représente désormais environ 10 % des volumes de virements, alors même qu’il est facturé 70 centimes d’euro pour les particuliers et 80 centimes d’euro pour les entreprises et les professionnels. “La volumétrie augmente tous les mois, sans que l’on n’en fasse la publicité”, commente Laurence Félix-Makatcheff, directrice adjointe à la direction des paiements. La Banque Postale gère actuellement environ 15 000 IP par jour en émission et 400 000 par mois. 

La proportion est la même pour le groupe Société Générale : les IP représentent environ 10 % des virements du groupe (en dehors des virements de compte à compte d’un client), qui a traité plus de 1,8 million d’IP en émission en mars 2021, et 1,3 million d’IP en réception. Les volumes d’IP émis ont progressé de 15 % entre mars 2020 et février 2021 et ceux en réception de 14 %, malgré le contexte de crise sanitaire. “C’est le seul moyen de paiement qui n’a pas baissé pendant la crise, hormis un léger infléchissement en avril, rapporte Christian Gnanou, responsable offres et lutte contre la fraude sur les paiements. Par exemple, les règlements fournisseurs réalisés en virements classiques ont baissé mais ceux réalisés en IP ont continué de progresser.” 

Chez Arkéa, la part des IP sur l’ensemble des virements émis par les particuliers avoisine même les 80 %, détaille Claire Gautier, en charge du produit IP au sein du département moyens de paiement. Le groupe, qui ne facture pas les virements instantanés à ses clients, comptabilise 1,1 million d’IP émis et reçus en décembre 2020 (fédérations,…

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